{"id":148,"date":"2022-12-14T21:55:14","date_gmt":"2022-12-14T20:55:14","guid":{"rendered":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/?p=148"},"modified":"2024-01-06T09:25:10","modified_gmt":"2024-01-06T08:25:10","slug":"eau-feu-souffle-lucie-taieb","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/eau-feu-souffle-lucie-taieb\/","title":{"rendered":"Eau feu souffle | Lucie Ta\u00efeb"},"content":{"rendered":"<p><font face=\"Merriweather\" size=\"3pt\"><\/p>\n<p>Nous sommes all\u00e9es \u00e0 la cascade et il n\u2019y avait pas d\u2019eau. Nous sommes all\u00e9es aux cypr\u00e8s chauves et il n\u2019y avait pas d\u2019eau non plus. A. s\u2019est demand\u00e9 s\u2019il y avait du sens \u00e0 filmer les pneumatophores sans eau, mais nous \u00e9tions l\u00e0, il n\u2019y avait pas d\u2019eau, et elle a film\u00e9. Elle cherchait la lumi\u00e8re exacte et je suis pass\u00e9e avec elle de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du chemin, l\u00e0 o\u00f9 s\u2019\u00e9tendent les racines et o\u00f9 l\u2019eau g\u00e9n\u00e9ralement emp\u00eache l\u2019acc\u00e8s, mais, en surface du moins, tout \u00e9tait sec. Plus nous regardions les racines verticales, plus elles ressemblaient \u00e0 de petits attroupements de cr\u00e9atures, de silhouettes, qui auraient presque eu forme humaine.<\/p>\n<p>Nous nous inqui\u00e9tons de l\u2019absence. Nous nous inqui\u00e9tons de l\u2019effacement. Mais on pourrait dire les choses autrement : que nous le voulions ou non, que nous connaissions ou non leur histoire, ceux qui ont disparu laissent une trace dans les lieux o\u00f9 nous vivons. <\/p>\n<p>A la nuit tomb\u00e9e, nous sommes revenus.<\/p>\n<p>Nous avions \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la vigilance des gardiens, abus\u00e9 leur confiance, promis de partir \u00e0 l\u2019heure convenue, de fermer derri\u00e8re nous le portail du parc, de leur rendre les clefs le lendemain, et c\u2019est ce que nous avons fait : nous sommes partis \u00e0 l\u2019heure convenue, nous avons parcouru le village, nous sommes retourn\u00e9s au mus\u00e9e, mais \u00e0 la nuit tomb\u00e9e, nous sommes revenus.<\/p>\n<p>Nous savions depuis quelques temps, d\u00e9j\u00e0, que la poudrerie conservait des secrets qui ne se r\u00e9v\u00e8leraient jamais \u00e0 nous durant le jour.<br \/>\nNous savions qu\u2019elle \u00e9tait peupl\u00e9e de rumeurs invisibles, nous savions que les voix, les gestes, de ceux qui y avaient travaill\u00e9 et v\u00e9cu, au cours des si\u00e8cles pass\u00e9s, demeuraient quelque part ici, dans la mati\u00e8re des quelques b\u00e2timents qui n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 ras\u00e9s, dans l\u2019\u00e9corce des arbres, dans l\u2019eau stagnante de l\u2019\u00e9tang du directeur,  dans celle des rivages et des rivi\u00e8res, et surtout, surtout, dans les racines revenues \u00e0 l\u2019air libre des pneumatophores.<\/p>\n<p>Pneumatophores, porteurs de l\u2019air, porteur du souffle, porteurs de la m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Les souvenirs comme les racines, enfouis dans la terre, nourrissant secr\u00e8tement la vie pr\u00e9sente et future de l\u2019arbre, depuis l\u2019obscurit\u00e9 souterraine jusqu\u2019aux feuilles les plus hautes, les plus jeunes, les plus fragiles &#8211; les souvenirs comme les racines de ces grands cypr\u00e8s chauves, l\u2019arbre ch\u00e9ri du parc, qui, singuli\u00e8rement, \u00e9trangement, traversant l\u2019eau dormante o\u00f9 tout autre se serait noy\u00e9, remontaient, revenaient \u00e0 la surface.<\/p>\n<p>Nous le savions, \u00e0 la surface, elles puisaient l\u2019air n\u00e9cessaire, elles \u00e9chappaient \u00e0 l\u2019\u00e9touffement, \u00e0 l\u2019asphyxie caus\u00e9e par l\u2019eau.<\/p>\n<p>Mais nous ne pouvions nous emp\u00eacher de voir, dans ces groupes racinaires, de petites silhouettes semblant des hommes minuscules, o\u00f9 parfois, lorsque l\u2019on approchait, se dessinait quelque chose comme un visage.<\/p>\n<p>Nous ne pouvions nous emp\u00eacher de penser, contemplant les racines \u00e0 la nuit tomb\u00e9e, un croissant de lune \u00e9tincelant se refl\u00e9tant vaguement dans l\u2019eau o\u00f9 elles baignaient : racines porteuses de souffle, qui inspirent l\u2019oxyg\u00e8ne et expirent le souvenir, inspirent le pr\u00e9sent et expirent le pass\u00e9, l\u2019\u00e2me des disparus, leur pr\u00e9sence effac\u00e9e, leur m\u00e9moire indistincte. <\/p>\n<p>L\u00e0 o\u00f9 ce matin, la terre \u00e9tait s\u00e8che, il y avait \u00e0 pr\u00e9sent une dizaine de centim\u00e8tres du eau qui semblait stagnante, mais nous ne nous en sommes pas \u00e9tonn\u00e9s, car nous savions sans doute que nous nous trouvions dans une sorte de r\u00eave \u00e9veill\u00e9, ou dans une fiction, invent\u00e9e par l\u2019un ou l\u2019une d\u2019entre nous, et dont tous ensemble nous \u00e9tions les personnages.<\/p>\n<p>Au dessus de l\u2019eau, dans la nuit, une brume l\u00e9g\u00e8re, expir\u00e9e des racines. Si nous approchions, nous pourrions entendre les voix chuchot\u00e9es de spectres, nous pourrions entendre les langues se m\u00ealer, les patois, l\u2019accent des c\u00e9venols, celui des savoyards, le fran\u00e7ais irr\u00e9prochable d\u2019un interpr\u00e8te indochinois, et de tous les autres, la voix chantante. <\/p>\n<p>Si nous approchions, et c\u2019est bien pour cela que nous \u00e9tions revenus \u00e0 la nuit tomb\u00e9e, nous pourrions entendre, aussi, les pleurs secrets des exil\u00e9s, la rage raval\u00e9e des travailleurs forc\u00e9s, la peur et le courage m\u00eal\u00e9s de tous, tous ceux qui au matin franchissaient le portail et venaient l\u00e0, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, si\u00e8cle apr\u00e8s si\u00e8cle, risquer leur vie, parfois la perdre, travaillant au service de l\u2019arm\u00e9e, au service de la France, produisant pour elle la poudre puis les explosifs qui seraient export\u00e9s sur tant de champs de bataille, et feraient exploser la terre et les corps de ceux qui, \u00e0 cet instant de l\u2019histoire, auraient \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s comme \u00ab\u00a0ennemis\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Au d\u00e9part cependant, ce n\u2019est pas pour ces voix, ce n\u2019est pas \u00e0 la recherche de cette m\u00e9moire, que nous \u00e9tions venus vers la poudrerie.<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions venus y chercher de toutes autres traces, celles de la poudre, celles de la chimie, la tollite et la pentrite, la salp\u00eatre, le charbon, le soufre, notre enqu\u00eate portait sur la pr\u00e9sence de ces substances, sur l\u2019impossible retour \u00e0 la nature, sur le sol et sur l\u2019eau, la cistude et le triton.<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions venus chercher la poudre mais tr\u00e8s vite, nous avions compris que nous ne la trouverions pas. Ainsi, notre attention fut d\u00e9tourn\u00e9e : du sol, des mesures, de la pr\u00e9sence effective ou non de reliquats d\u2019une pollution ancienne, vers les voix, bien r\u00e9elles, bien pr\u00e9sentes, celles-ci, de nos guides intarissables. <\/p>\n<p>De la pentrite, nous n\u2019avons pas attest\u00e9 les traces, sinon celles du chemin portant son nom, celle des documents du mus\u00e9e, celles, surtout, des r\u00e9cits qui nous furent transmis : r\u00e9cits de cheveux, jaunes ou rouges, r\u00e9cits de fum\u00e9es port\u00e9es par le vent, vers le village ou vers l\u2019\u00e9tang, <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0on avait les mains qui \u00e9taient jaunes, on avait les sabots en bois.\u00a0\u00bb1<\/p>\n<p>Nous ne le savions pas, mais nous \u00e9tions venus recueillir, non \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019historiens, mais comme des simples chercheurs de traces, d\u2019enqu\u00eateurs de spectres, les voix qui voudraient bien venir jusqu\u2019\u00e0 nous, et c\u2019est la raison pour laquelle nous nous avions abus\u00e9 la confiance des gardiens du lieu, et que nous \u00e9tions l\u00e0, \u00e0 pr\u00e9sent, dans l\u2019all\u00e9e des cypr\u00e8s chauves, observant dans la p\u00e9nombre les silhouettes et les reflets de pneumatophores. La poudrerie tout enti\u00e8re \u00e9tait \u00e9tonnamment silencieuse. J\u2019avais imagin\u00e9 des craquements, des froissements, des chants d\u2019oiseaux nocturnes, mais il y avait seulement un vent tr\u00e8s doux, irr\u00e9gulier, qui passait parfois autour de nous, sans un bruit, sans m\u00eame rider la surface de l\u2019eau. Nous \u00e9tions tous trois, align\u00e9s face aux racines, \u00e9paule contre \u00e9paule, dans l\u2019ombre, et nous n\u2019\u00e9changions pas un seul mot, demeurant parfaitement immobile, attendant sans doute quelque chose comme une rencontre, et sachant d\u00e9j\u00e0 qu\u2019elle n\u2019aurait pas lieu. <\/p>\n<p>Nous sommes demeur\u00e9s l\u00e0 presque une heure, nous avons vu la lune avancer dans le ciel, nous n\u2019avons ressenti aucun froid, aucune crainte, rien d\u2019\u00e9trange ni d\u2019inqui\u00e9tant, et, peu \u00e0 peu, nous avons cess\u00e9 d\u2019attendre, l\u2019id\u00e9e m\u00eame, \u00ab\u00a0venir ici la nuit\u00a0\u00bb,  semblait soudain d\u00e9pourvue de sens, comme une superstition \u00e0 laquelle on s\u2019en veut d\u2019avoir cru, comme une plaisanterie qu\u2019on a prise, na\u00efvement, au pied de la lettre. <\/p>\n<p>Au pied de la lettre, pour pneumatophore, cela signifie : croire, r\u00e9ellement, que les racines portent le pneuma, et le pneuma, ce n\u2019est pas seulement le souffle et l\u2019air, mais c\u2019est aussi l\u2019\u00e2me, le souffle spirituel, ce que les grecs consid\u00e9raient comme le \u00ab\u00a0cinqui\u00e8me \u00e9l\u00e9ment\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Or nous avions \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s, depuis le premier jour, par ce parc qui \u00e9tait comme un monde, ce parc d\u2019o\u00f9 le feu, porteur de mort, si longtemps, avait \u00e9t\u00e9 banni, et o\u00f9 l\u2019eau \u00e9tait omnipr\u00e9sente. Nous avions \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s, d\u00e8s le premier jour, par son calme, sa douceur, sa paix, en contraste si \u00e9trange, non seulement avec sa fonction premi\u00e8re (produire la poudre), mais aussi avec les drames humains et les catastrophes qui y avaient eu lieu. <\/p>\n<p>Et nous avions appris, peu \u00e0 peu, dans le d\u00e9sordre, selon les itin\u00e9raires choisis par nos guides et leur r\u00e9cit : l\u2019explosion de 1936, celle de 40, les maladies et morts pr\u00e9matur\u00e9es, l\u2019\u00e9tang comme d\u00e9versoir, les masques protecteurs qui vous emp\u00eachaient de respirer, la main d\u2019\u0153uvre forc\u00e9e, la crainte constante, avec laquelle il fallait vivre, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la poudrerie et aux alentours, d\u2019une explosion nouvelle, le danger, toutes les prudences et les interdictions pour \u00e9viter la moindre \u00e9tincelle, mais nous avions appris aussi : la fiert\u00e9, l\u2019attachement des poudriers \u00e0 la poudrerie, la sociabilit\u00e9 joyeuse qui se d\u00e9ployait dans le village, la duret\u00e9 de la fermeture, et l\u2019attachement de ceux qui demeuraient \u00e0 l\u2019histoire de lieu. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0on avait les mains qui \u00e9taient jaunes, on avait les sabots en bois\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Nous avons renonc\u00e9 \u00e0 entendre la voix des spectres, ce soir l\u00e0, nous sommes repartis de l\u2019all\u00e9e des cypr\u00e8s, avec l\u2019id\u00e9e d\u2019un tour nocturne dans la poudrerie, et nous avons march\u00e9, dans l\u2019obscurit\u00e9 et le silence, plus tenaill\u00e9s par la crainte de croiser un sanglier que par l\u2019espoir de toute autre rencontre. <\/p>\n<p>Ainsi, nous sommes pass\u00e9s devant le mus\u00e9e, nous avons vu la plaque comm\u00e9morative qui, d\u00e8s le premier jour, nous avait surpris, et touch\u00e9s, et, tandis que nous y avions renonc\u00e9, que nous ne nous y attendions plus : quelque chose a eu lieu.<\/p>\n<p>Je ne dirais pas quelque chose d\u2019\u00e9trange, ni d\u2019inqui\u00e9tant, car, en r\u00e9alit\u00e9, nous avons formul\u00e9 par la suite bien des hypoth\u00e8ses, qui, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, expliquait ce que nous avions vu, cette nuit-l\u00e0 : l\u2019encens, auquel nous n\u2019avions pas pr\u00eat\u00e9 attention, regardant la plaque, l\u2019encens se consumait doucement. <\/p>\n<p>Il y avait l\u00e0 une pointe brillante, rouge orang\u00e9, comme si quelqu\u2019un venait de l\u2019allumer, une pointe incandescente dans la poudrerie dont le feu avait \u00e9t\u00e9 banni, l\u2019odeur douce de l\u2019encens, et ces volutes grises, fines, qui, dans cette nuit tr\u00e8s claire, s\u2019\u00e9levaient vers le ciel. <\/p>\n<p>Nous n\u2019avions pas \u00e9chang\u00e9 un mot, mais par la suite, relisant ses notes, A., ou B., ou peut-\u00eatre \u00e9tait-ce quelqu\u2019un d\u2019autre, \u00e0 qui nous avons racont\u00e9 l\u2019histoire, nous a rappel\u00e9 que cette fum\u00e9e qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve des b\u00e2tonnets d\u2019encens fait remonter, de la terre, les pri\u00e8res, les pens\u00e9es des vivants, vers les \u00e2mes des disparus. <\/p>\n<p>Ce pass\u00e9 n\u2019est pas le n\u00f4tre, ces disparus ne furent pas nos proches. <\/p>\n<p>Les t\u00e9moignages, les lettres, les archives, recelaient des noms, des faits, des histoires, mais pour nous, qui n\u2019\u00e9tions pas d\u2019ici, il y manquait les silhouettes, les voix, les regards, et, m\u00eame si nous l\u2019avions voulu, notre imagination n\u2019aurait jamais suffi \u00e0 les restituer. <\/p>\n<p>Pourtant nous \u00e9tions, depuis peu et inexplicablement, li\u00e9 au lieu, comme tout visiteur, occasionnel ou fid\u00e8le, s\u2019y sentait li\u00e9, pour peu d\u2019avoir, \u00e0 un moment, ferm\u00e9 les yeux, \u00e9cout\u00e9 la voix des guides, suivi leurs r\u00e9cits, qui disaient une histoire tout \u00e0 la fois singuli\u00e8re et proche, une histoire violente et joyeuse, celles des hommes et des femmes qui, ann\u00e9es apr\u00e8s ann\u00e9es, si\u00e8cles apr\u00e8s si\u00e8cle, avait travers\u00e9 ce lieu, s\u2019\u00e9taient laiss\u00e9s marquer par lui, puis avaient disparu, emport\u00e9s par l\u2019oubli. <\/p>\n<p><font size=\"1\">\u00a9 Lucie Ta\u00efeb<\/font><br \/>\n<\/font><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous sommes all\u00e9es \u00e0 la cascade et il n\u2019y avait pas d\u2019eau. Nous sommes all\u00e9es aux cypr\u00e8s chauves et il n\u2019y avait pas d\u2019eau non plus. A. s\u2019est demand\u00e9 s\u2019il y avait du sens \u00e0 filmer les pneumatophores sans eau, mais nous \u00e9tions l\u00e0, il n\u2019y avait pas d\u2019eau, et elle a film\u00e9. Elle cherchait&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9,6],"tags":[],"class_list":["post-148","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-maison-du-directeur","category-texte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=148"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":254,"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148\/revisions\/254"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=148"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=148"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amboilati.org\/poudrerie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=148"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}