Le midi les sources sures les herbes hautes la pierre blanche les insectes la nuit d’aiguille l’arc la pierre tranche Mais les marnes avec les pins les cigales les aphyllanthes Les garrigues les matorrals Chèvres vautour orvets mantes Oh oh oh j’ai brûlé tout le sud Oh oh oh j’ai décousu le ciel Oh oh…
Auteur/autrice : Benoît Vincent
Joseph Joubert, Pensées
Il ne faut qu’un sujet à un ouvrage ordinaire mais pour un bel ouvrage, il faut un germe qui se développe de lui-même dans l’esprit comme une plante. Le goût augmente la mémoire il y a la mémoire du goût; on se souvient de ce qui a plu. Il y a aussi la…
Calcaires
à saisir !
A la veilleuse absente
A la veilleuse absente, qui patiente sans bouche. L’été avale tes couleurs et les mains torses, de la patience, délivrent ton ennui de la faim. Je repose seul au soir et tu te repais de mon silence.
Fragment 1746
Dans la nuit abandonné, il y a toujours un corps jalousement gardé.
Fragment 1744
Toutes les couleurs sont dans le ciel*. * Ce fragment, je le dis aux exégètes, inspiré d’une lecture de Quignard je crois, a été disséminé dans tous les ouvrages publiés officiellement.
Fragment 1732
Du livre inquiet au texte nomade.
Fragment 1730
— Pourquoi écris-tu ? — Parce que j’oublie.
Fragment 1723
Comment offrir un sillon ? Comment partager le manche ? Comment sous semer sous étoile ?
Fragment 1717
L’écrivain sacrifie-t-il à la nuit une part de sa vie, ou sacrifie-t-il la nuit pour se regarder vivre ?